Bonnets rouges

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Des amis m’ayant demandé de rédiger une argumentation en réponse au consternant article du Monde diplomatique de février, je me suis plongée dans ce pensum, et, cherchant à y voir plus clair, j’ai commencé par établir la chronologie des événements qui ont amené à la « révolte des Bonnets rouges » (lesquels tiennent aujourd’hui leurs « États généraux » afin de faire connaître leurs « cahiers de doléances » — je note au passage l’une des constantes de ces opérations politico-médiatiques, à savoir le détournement du sens des mots : les allusions à la Révolution française sont employées pour couvrir un discours antirépublicain et des propositions visant à en finir avec l’égalité républicaine).

La chronologie montre à quelle date le bonnet apparaît, à quelle date l’instrumentalisation de la colère des salariés jetés à la rue permet de mettre en scène une pseudo-révolte des Bonnets rouges — une manipulation politique sur base de manipulation historique qui mériterait mieux que ce petit article, mais en attendant, c’est déjà ça. L’article (« Bonnets rouges, une double manipulation ») peut être lu sur Médiapart.

J’ai complété ce travail par une analyse de l’article du Monde diplomatique. Il n’est pas agréable de critiquer le travail d’autrui mais, en l’occurrence, la manière dont les journalistes ont repris le discours des autonomistes et, ce faisant, se sont alignés sur le discours du patronat ultralibéral breton dont le projet rejoint celui des autonomistes, m’a semblé mériter une réflexion utile aux personnes qui cherchent à comprendre ce qui se passe en Bretagne.

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