Émissions auxquelles j’ai participé

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Des lecteurs me font observer qu’il est difficile de trouver sur mon site des textes qui ont été écrits dans la rubrique « Actualités » voilà quelque mois et qu’il est notamment compliqué de se lancer à la recherche des émissions de radio auxquelles j’ai participé. Je prends donc mon courage à deux mains et je farfouille pour tenter de rassembler ici tout ce qui a trait à ces émissions.

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 I. NOUVELLES VAGUES

 

 Au cours de la semaine du 20 octobre 2014, tous les jours vers 16 h 45, je suis intervenue pendant cinq minutes sur France culture dans l’émission de Marie Richeux, « Nouvelles vagues ». Il s’agissait de faire une sorte de portrait à partir de cinq objets visuels, sonores ou imaginaires exprimant des émotions par moi jugées fondatrices. Comme il s’agissait de partager de brefs moments avec des auditeurs, j’ai choisi des objets sonores, et j’ai choisi d’illustrer cinq de mes combats.

1. La poésie

Verlaine : « Impression fausse ».

Ça n’en a pas l’air mais la transmission de la poésie aux enfants est un vrai combat, et, en France, perdu d’avance, ce qui n’empêche pas qu’il faille le mener, bien au contraire. J’évoque cette émission sous le titre Nouvelles vagues 1.

2. La traduction

Schubert interprété par Vanessa Wagner

Il est apparemment impossible de faire admettre que le travail de traducteur comme travail d’auteur. Dernière preuve en date : le metteur en scène Christian Benedetti prend notre traduction de La Cerisaie, la mélange avec d’autres traductions, falsifie la ponctuation, introduit des contresens et la signe : c’est devenu sa traduction. Et les tutelles n’y auraient vu que du feu si nous n’avions pas protesté. J’avais sommairement évoqué la question sous le titre Nouvelles vagues 2.

 3. La poésie pas pour poètes : Armand Robin

Un extrait de Poésie sans passeport

Pauvre Robin, totalement réduit à la caricature de poète maudit fabriquée par Le monde d’une voix : la poésie sur France culture, hélas, hélas… mais il y a eu quelques expériences de poésie pas pour poètes, ainsi Poésie sans passeport. J’ai mis quelques commentaires à ce sujet sous le titre Nouvelles vagues 3.

 4.  Le conte et les voies de traverse de la littérature

La voix de Marguerite Philippe

Contre les falsifications en tout genre, faire passer la grande poésie du conte, oui, c’est un combat, et un rude combat puisque je me suis trouvée traînée devant les tribunaux pour avoir voulu éditer les carnets de Luzel tels quels, et notamment parce qu’il avait noté les contes de Marguerite Philippe, une mendiante dont j’ai toujours trouvé bouleversant d’entendre la voix… Dans les actualités, c’était Nouvelles vagues 4.

 5. Le monde comme si

Shakespeare et « Caleno custure me »

Je n’allais tout de même pas ignorer l’indignation, émotion que suscite en moi la fabrique identitaire à base d’hymne, de drapeau et de réhabilitation de vieux fascisme celtomaniaque sur base festive dont la Bretagne est le lieu. C’était l’occasion de protester contre la délégation de la Culture à la Bretagne demandée par le conseil culturel de Bretagne suite aux manifestations des Bonnets rouges organisées par le lobby patronal breton. L’actualité a donné une importance toute particulière à ce sujet et je l’évoque assez longuement sous le titre Nouvelles vagues 5.

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II. LE MONDE COMME SI

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Dans le cadre de l’émission « Là-bas si j’y suis » présentée par Daniel Mermet sur France Inter, Charlotte Perry se rend à l’Institut de Locarn pour interroger les patrons bretons membres de ce lobby à l’origine de la pseudo « révolte des Bonnets rouges ».

Cela donne deux émissions exceptionnelles (par la qualité mais aussi par le courage et par le simple fait que le sujet n’est jamais abordé sous un angle critique).

Première émission : « Vive la Bretagne libre ! (1) » diffusée mercredi 22 janvier 2014.

Deuxième émission : « Vive la Bretagne libre ! (2) » diffusée jeudi 23 janvier 2014.

Charlotte Perry vient me trouver à Rostrenen et m’interroge sur l’histoire du « mouvement breton » et ce que j’ai appelé « le monde comme si ». Et c’est une sorte de portrait intitulé « De quelle couleur le bonnet rouge ? » et diffusé le lundi 3 février 2014.

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III. MILICIENS CONTRE MAQUISARDS

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Charlotte Perry, qui avait donc déjà réalisé trois émissions au sujet de l’Institut de Locarn, de la pseudo « révolte des Bonnets rouges » et de la réécriture de l’histoire en Bretagne, dans le cadre de l’émission « Là-bas si j’y suis », s’est livrée à une enquête en trois volets à partir de Miliciens contre maquisards. Cette fois, l’émission « Là-bas si j’y suis » ayant été supprimée, cette enquête s’inscrit dans le cadre de l’émission « Comme un bruit qui court », toujours sur France-Inter.

La première émission, diffusée le samedi 30 août 2014, permet d’écouter Georges  Ollitrault, un ancien maquisard.

La deuxième, diffusée le samedi 20 septembre, donne à entendre la cérémonie de Garzonval,  le 16 juillet 2014, en hommage aux sept jeunes gens assassinés par les nazis assistés du Bezen Perrot, et, en écho, par opposition, les commentaires d’un militant nationaliste breton, Yves Mervin, auteur d’un livre exposant que la Résistance a causé plus de tort à la Bretagne que les nazis.

La troisième, diffusée le samedi 27 septembre, donne la parole aux  personnes du bourg de Plougonver qui, en 2014, ont apporté leur témoignage pour un livre paru le 16 juillet, Garzonval en mémoire.

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IV. ANCIENNES COMPLAINTES DE BRETAGNE.

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 1. DEUX ÉMISSIONS DE MORGAN LARGE

 Sur RKB (Radio Kreiz Breizh), la journaliste Morgan Large a consacré deux émissions aux Anciennes complaintes de Bretagne en trouvant des illustrations sonores qui donnent l’impression d’entrer dans le monde de la tradition populaire chantée. L’émission s’intitule « La petite lanterne » ; la première séquence a été diffusée le 24 janvier 2014 à 12 h 15 (durée 35 minutes) et la seconde le 27 janvier 2014 à la même heure.

 http://www.radiobreizh.net/fr/episode.php?epid=9567

http://www.radiobreizh.net/fr/episode.php?epid=9568

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 2. LA GWERZ

 Entre deux émissions sur la Résistance, Charlotte Perry a trouvé le moyen de nous interroger, André Markowicz et moi, au sujet de la gwerz.

Cela donne une émission au cours de laquelle Annie Ebrel chante pour la première fois la gwerz d’« Anna Le Gardien » que j’ai  eu le bonheur de trouver dans la collecte du père d’Anatole Le Braz, Nicolas, instituteur à Saint-Servais en Haute-Cornouaille. L’émission intitulée « À la recherche de la gwerz, le blues breton » a été diffusée le 16 mai 2015 à la fin de l’émission qui commençait à 16 h.

Je mets le lien vers mes commentaires car j’ai eu plaisir à retrouver cet article avec les photos que j’avais prises dans l’église de Loc-Envel.

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