À Belle-Île la bien nommée

 

 

 

 

Merveilleuses rencontres à Belle-Ile où les nationalistes bretons semblent miraculeusement absents, ou non moins miraculeusement disposés à laisser s’exprimer ceux qui ne pensent pas comme eux, à moins qu’ils n’aient pas été avertis à temps de ma présence sur le sol de l’île et de la fatwa à faire respecter : quoi qu’il en soit, j’ai pu parler en paix du Monde comme si, ce qui était une grande première depuis la parution du livre, en 2002.

Non seulement Bénédicte et Catherine Liber ont réussi à rassembler des lecteurs bienveillants, intelligents, ouverts à tout (même aux démoralisants parcours de Rostrenen à Pétersbourg via l’Europe des ethnies) mais elles ont réussi à faire venir des enfants pour entendre parler de poésie, et ce par un temps idylique, à l’heure de la baignade dans une mer délicieusement bleue…

 

 

 

 

Et ce n’est pas tout ! Elles avaient en réserve une surprise : une rencontre non moins merveilleuse avec une dame de 105 ans, rayonnante d’énergie, de bienveillance et de lucidité, qui a échappé aux purges staliniennes de la pire époque et a rédigé avec sa petite-fille un livre que j’avais lu avec passion et qui vient d’être réédité.

 

 

C’est Anne-Marie Lotte, sa petite-fille est Lucile Gubler et le livre s’intitule Parlez-moi d’amour.

 

 

Son démoralisant parcours de Belle-Ile à Moscou et retour via l’Europe des soviets fait si curieusement écho à L’Appartement et au Monde comme si que nous avons eu l’impression que nos chemins s’étaient déjà croisés.

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