Nouvelles vagues 2

Comme j’ai expliqué pourquoi j’avais choisi une petite sonate de Schubert interprétée par Vanessa Wagner, il n’est pas utile que j’épilogue, mais je n’ai pas bien expliqué quel rapport il y avait pour moi entre cette interprétation et la traduction. De plus, Marie Richeux me présente comme traductrice, ce que je ne suis plus, si je l’ai jamais été : après avoir traduit Le roi Lear, et lu toutes les traductions en les plaçant dans leur histoire, j’ai compris que ce que je faisais ne servait à rien et j’ai donc rendu mon tablier (je ne vais pas m’étendre là-dessus ici, ce serait trop long).

Mais, pour autant, faire reconnaître qu’un travail de traduction est un travail d’interprète qui a sa rigueur propre et qui ne peut être mêlé à d’autres traductions, mixé, adapté, frelaté, sans être entièrement trahi est un combat, par les temps qui courent : c’est sur cette indifférence au texte que se développe le plagiat, et c’est encore un combat qu’il faut mener contre la lourdeur et la férocité si étrangères à la légèreté tchekhovienne de Schubert…



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