Le monde comme si (suite) : Cornette et le drapeau

En Bretagne, il suffit de mentionner Le Monde comme si pour provoquer des vapeurs sulfureuses et si, à la fin d’un repas de famille, certains s’effondrent dans les assiettes tandis que d’autres s’accrochent au lustre, c’est bien simple, « ils en ont parlé »…

Je suis devenue par inadvertance l’auteur d’un livre que tout le monde connaît mais que personne n’a lu — sauf à passer pour un jacobin antibreton, et ceux qui le pourfendent commencent par assurer, la main sur le cœur, qu’ils ne l’ont pas ouvert.

 Personnellement, je pense n’avoir dit que la vérité dans le but louable d’être utile.

Poursuivant dans cette direction, je viens de consacrer mon dimanche à une étude du l’utilisation faite de mes recherches par un éminent professeur, autorité suprême dans le domaine de l’histoire de la Bretagne (et des Bretons). C’est un travail très ennuyeux mais, je pense, nécessaire, et le résultat, quoique redoutablement ennuyeux lui-même, mérite d’être lu. Je l’ai intitulé « Le copier-coller comme arme politique ».J’aurais pu le mettre en ligne dans la rubrique « Réécriture de l’histoire » ou dans la rubrique « Chroniques de l’anticoucou », mais je l’ai placé dans la rubrique « Travaux » comme complément de l’entretien sur Le Monde comme si que j’ai lui-même complété par un article édifiant. Et je note au passage que j’ai intitulé cette rubrique « Travaux » en la plaçant sous le signe étymologique du tripalium.

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Avant même d’avoir écrit Le Monde comme si, j’avais publié un mince article intitulé « Blanche hermine, noir drapeau » qui avait eu pour effet de fédérer contre moi tout ce que la Bretagne compte de militants — et surtout (je m’en suis étonnée à l’époque, dans ma candeur) de militants de gauche car ces bons démocrates n’ont de cesse de défendre leurs grands hommes, fussent-ils antisémites, comme Morvan Marchal, l’inventeur du drapeau national breton dit « gwenn ha du » : le militant breton, même libertaire, vit pour son drapeau. La parution de cet article avait été suivie d’un débat qui devait rester unique (pas seulement unique en son genre, tout à fait unique sur le sujet). Je l’ai mis en ligne sous le titre « Le crime contre le drapeau ». Il éclaire bien l’idéologie du mouvement breton.

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